Les autres villes chinoises

La Chambre de commerce et d’industrie française en Chine (CCIFC) emmène cette année les entreprises françaises à la rencontre des villes chinoises dites « secondaires » ; après être passés par Xiamen et Tianjin, le groupe itinérant devrait poursuivre sa tournée jusqu’à la fin de l’année avec Chongqing et Dalian. Même si ces quatre villes ont une population multimillionnaire, elles sont restées jusqu’à présent dans l’ombre des mégapoles vedettes, à savoir Pékin, Shanghai et Canton, qui accaparent toutes les attentions. Pourtant, elles sont l’expression d’une dynamique urbaine qui pousse à la consolidation en Chine du poids des villes grandes et moyennes dans un réseau urbain qui, jusqu’à présent, leur faisait peu de place. Rappelons que la Chine possède un réseau de villes relativement déséquilibré en comparaison de la moyenne mondiale : les petites villes (moins de 1 million d’habitant) constituent plus de la moitié des villes chinoises (alors que la moyenne mondiale est à 37%) laissant une place relativement modeste en comparaison aux villes de plus grande taille. Certains estiment en effet que la Chine a trop de villes (près de 700) et pas assez peuplées, ce qui jouerait sur leurs potentialités économiques. Une revanche donc des villes intermédiaires, coincées entres les petites plétoriques et les mastodontes urbains.

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