Nos lectures
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La ville en magazines
Entre vie citadine et cadence infernale, les villes de Chine continuent de faire couler beaucoup d’encre. Si on a souvent écho des débats qui se déroulent à l’occasion des grands évènements internationaux, on connait moins la teneur des discussions qui se jouent au quotidien en Chine même. De nombreux titres de presse ont en effet Lire la suite...
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Victor F.S. Sit fait paraître une synthèse magistrale sur l’histoire de l’urbanisme en Chine
Victor F.S. Sit, professeur à la Hong Kong Baptist University, vient de faire paraître un ouvrage, Chinese City and Urbanism, qui reprend le long fil de l’histoire de l’urbanisme en Chine avec une pérodisation qui débute aux temps immémoriaux de la culture Yangshao et s’achève dans la Chine socialiste après un cheminement dans les différentes Lire la suite...
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« La ville, laboratoire de la Chine de demain », un dossier de la revue Perspectives chinoises
La revue Perspectives chinoises, du Centre français d’études chinoises à Hong Kong, vient de faire paraître un numéro consacré aux villes chinoises. Voici un extrait de l’éditorial du directeur de la publication, Jean-François Huchet, présentant les différentes contributions :
« L’équipe de rédaction de Perspectives chinoises a décidé de consacrer un dossier spécial aux villes chinoises. Une Lire la suite...
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La ville en magazines
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- La sociologie chinoise à la rescousse
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Commentaires récents
- Jean-François Doulet dans La sociologie chinoise à la rescousse
- Clement dans La sociologie chinoise à la rescousse
- PERRIN dans Et le TGV arriva en Chine…
- merci pour ces infos dans Deuxième conférence franco-chinoise en urbanisme et aménagement
- ...0... dans Shanghai, la meilleure des villes : trois émissions de Planète Terre sur France Culture
Une « nouvelle sociologie chinoise » qui passe à côté de la ville
Laurence Roulleau-Berger, directrice de recherche au CNRS, vient de faire paraître un ouvrage sur la « nouvelle sociologie chinoise » réalisé en collaboration avec quelques prestigieux sociologues chinois ; « un travail considérable », tient à nous faire savoir Mme. Roulleau-Berger. Cet opus, assez volumineux, propose en introduction une mise en perspective de la discipline sociologique en Chine suivie par plusieurs articles traduits du chinois et regroupés en quatre parties : « société de marché et transition sociale », « urbanisation, inégalités et mobilisations collectives », « état, gouvernance et société », « modes de production de la connaissance sociologique en Chine ».
On appréciera l’exercice : donner à comprendre comment les sociologues chinois pensent et analysent les bouleversements sociaux de la Chine d’aujourd’hui ; une espèce de construction « de l’intérieur » qui vient compléter les regards des sociologues et observateurs de la Chine non-Chinois ou hors de Chine dont le travail a cherché à combler une sociologie chinoise jusqu’à présente muette ou inaudible. Une certitude : la connaissance de la Chine ne cesse de s’enrichir par multiplication des points de vue, des canaux d’information et, comme rappelé par cet ouvrage, une évolution qualitative du travail de la sociologie chinoise.
Pour ceux qui s’intéressent à la Chine urbaine, l’ouvrage montre que la sociologie chinoise reste attachée à une tradition ruraliste qui remonte peut-être à l’héritage du sociologue chinois Fei Xiaotong et certainement aussi à l’influence du régime maoïste. En particulier, dans la partie 2 sur « urbanisation, inégalités et mobilisations collectives », on notera que les trois articles sélectionnés abordent la ville par la campagne en cherchant à analyser l’impact de l’urbanisation sur la vie villageoise ainsi que sur l’intégration des paysans à la ville et à l’économie moderne. Cette approche a pour intérêt de montrer que la ville est avant tout la résultante d’un processus multidimensionnel : l’urbanisation. On sait que l’urbanisation est une réalité structurante en Chine (la société chinoise au début des années 1980 n’était qu’urbanisée qu’à 20%). Au final : l’impression que la ville ne serait pas encore un objet sociologique à part entière. Pourtant, la ville est une réalité historique en Chine et, sans remonter à l’Empire, elle existait bel et bien sous Mao. Pourquoi alors éluder la construction du social en ville ? Pourquoi ne pas spatialiser les grands changements structurels sur lequel insistent les auteurs de l’ouvrage qui utilisent l’expression de « sociologie de la transition » : la structuration des groupes sociaux, les nouvelles formes de mobilité sociale, les normes et les valeurs, etc.
Les recherches en sciences sociales sur la ville existent bel et bien en Chine qu’il s’agisse de la réflexion sur la disparition du patrimoine urbain, l’usage croissant des nouvelles technologies, la mobilité résidentielle et professionnelle, la gouvernance urbaine, etc. Autant de points de vue qui ont trouvé à s’exprimer dans le monde des études chinoises essentiellement anglo-saxonnes (on se souvient entre autres du travail de collecte et de mise en perspective de l’américaine Deborah Davis dans les années 1990). Aussi, peut-on penser que s’il existe une nouvelle sociologie chinoise celle qui renaît au sortir du maoïsme à la fin des années 1970 elle est encore en plein ébullition et l’un de ses avatars (une nouvelle « nouvelle sociologie chinoise » ?) viendra certainement combler un jour nos attentes sur les apports de la Chine à la sociologie urbaine.